Vendredi 23 janvier 2009 à 13:38


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Le temps des lilas  ( Barbara/Barbara )   ( 1962 )


Il a foutu le camp le temps du lilas,
Le temps de la rose offerte,
Le temps des serments d'amour,
Le temps des toujours toujours.
Il m'a plantée là, sans me laisser d'adresse
Il est parti, adieu Berthe
Si tu le vois, ramène-le-moi, dis
Le joli temps du lilas

On en sourit du coin de l'œil
Mais on en rêve du grand amour
Je l'ai connu, j'en porte le deuil
Ça ne peut pas durer toujours.
Je l'ai valsé au grand soleil,
La valse qui vous fait la peau douce.
Je l'ai croqué, le fruit vermeil
A belle dents, à belle bouche.

J'en ai profité du temps du lilas,
Du temps de la rose offerte,
Du temps des serments d'amour,
Du temps des toujours toujours.
Avant qu'il me quitte, pour me planter là
Qu'il me salue, adieu Berthe,
J'en ai profité, t'en fais pas pour moi,
Du joli temps du lilas.

Il nous arrive par un dimanche
Un lundi, un beau jour comme ça
Alors chaque nuit qui se penche
S'allume dans un feu de joie.
Et puis un jour c'est la bataille,
Meurent la rose et le lilas,
Fini le temps des épousailles,
C'est la guerre entre toi et moi.

Et le voilà qui fout le camp
sans nous crier gare,
La rose s'est trop ouverte,
On veut le rattraper, mais il est trop tard,
Le joli temps du lilas.
Il vous plante là
sans laisser d'adresse
Il salue et, adieu Berthe
Il vous file entre les doigts,
Le joli temps du lilas.

Mais va te balancer à ses branches
Va-t'en rêver dans ses jardins
Va-t'en traîner hanche contre hanche
Du soir jusqu'au petit matin.
 Va-t'en profiter du temps du lilas,
Du temps de la rose offerte,
Du temps des serments d'amour,
Du temps des toujours toujours.
Ne reste pas là, va-t'en le cueillir
Il passe et puis adieu Berthe
T'en fais pas pour moi j'ai mes souvenirs
Du joli temps que voilà

T'en fais pas pour moi j'ai mes souvenirs
Du joli temps du lilas...

Mercredi 21 janvier 2009 à 16:10

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A l'orée du périphérique de Paris, sur la route du Nord, Jacques Rouveyrollis, avec qui elle a commencé à travailler depuis quelques mois, lui fait découvrir le site de la porte de la Villette. C'est d'abord un non catégorique ! Mais la nomade se prend finalement de passion pour le théâtre de toile qui s'y dresse.
"  Victor, Mr Victor, j'avais la folie de chanter. "
 
Ni le Zénith, ni la cité de la musique, n'y ont encore vu le jour. Pantin, c'est un terrain vague, à l'occasion un hippodrome au milieu duquel Jean Richard a planté un cirque de toile jaune et bleue. Barbara rêve de devenir la funambule, la magicienne, l'écuyère du chapiteau. Personne ne pourra plus l'en dissuader.
" Victor, Mr Victor, j'avais la folie de chanter. "
La folie de chanter de ses vingt ans. Elle persiste et signe ! Elle est un peu médium, un peu sorcière. Barbara. Elle sait que c'est là, à la porte de Pantin, qu'elle doit ancrer son nouveau vaisseau. Pour ce rendez-vous, elle transforme l'espace un peu lugubre en un lieu teinté de rouge et de noir... Des mètres de tissu noir pour habiller la scène. Des mètres de velours rouge pour le rideau. De la moquette pour réchauffer les allées. En l'absence de loge, Barbara s'installe dans une roulotte adossée au plateau. Et comme toujours, celle-ci se transforme vite en un camp retranché aux allures de tente berbère  :  tapis, tissus, châles, bijoux, boîtes en tous genres, sans oublier les rokings, qui la suivent, toujours transportés de Précy.A Pantin, elle est une femme heureuse. Sur scène, elle est la vague qui s'enroule au bras de chaque spectateur. Pantin marque un tournant dans sa carrière. C'est un public renouvelé, élargi qui découvre médusé, la magie Barbara.
Le soir de la dernière représentation, elle écrit  Pantin, à l'intention de son public. " Vous avez bousculé le ciel, vous avez repoussé l'hiver et réinventé les étés. Pantin merveille, Pantin miracle... "
A cette occasion, Barbara accepte pour la première fois que son tour de chant soit filmé intégralement par les caméras de Guy Job, non sans avoir posé ses conditions. Exigence numéro un  :  si elle n'est pas satisfaite des images et du montage, le film ne sort pas. Exigence numéro deux  :  elle ne veut pas voir les caméras, ni qu'on change les lumières pendant les trois soirs de tournage, pour ne pas gêner les spectateurs ni elle-même. Au moment du montage, Barbara mettra en scène son spectacle. Pas de pianos volants ni d'effets spéciaux, mais une heure quarante de connivence, d'émotion pure, de frissons, d'ivresse et de vérité entre Barbara et son public.

Mardi 20 janvier 2009 à 18:25

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Manies

(
1969 )


Par exemple, je ne supporte pas que quelqu'un me donne la main. Même quelqu'un que j'admire, quelqu'un que j'aime.
Tout à coup, je ne peux pas supporter ce contact.

Barbara

Lundi 19 janvier 2009 à 17:29

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Vendredi 16 janvier 2009 à 13:22

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Les insomnies  ( Barbara/Barbara )   ( 1975 )


A voir tant de gens qui dorment et s'endorment à la nuit,
Je finirai, c'est fatal, par pouvoir m'endormir aussi
A voir tant d'yeux qui se ferment, couchés dans leur lit,
Je finirai par comprendre qu'il faut que je m'endorme aussi

J'en ai connu des grands, des beaux, des bien bâtis, des gentils
Qui venaient pour me bercer et combattre mes insomnies
Mais au matin, je les retrouvais, endormis dans mon lit
Pendant que je veillais seule, en combattant mes insomnies

A force de compter les moutons qui sautent dans mon lit,
J'ai un immense troupeau qui se promène dans mes nuits
Qu'ils aillent brouter ailleurs, par exemple, dans vos prairies
Labourage et pâturage ne sont pas mes travaux de nuit

Sans compter les absents qui me reviennent dans mes nuits,
J'ai quelquefois des vivants qui me donnent des insomnies
Et je gravis mon calvaire sur les escaliers de la nuit
J'ai déjà connu l'enfer, connaîtrai-je le paradis ?

Le paradis, ce serait, pour moi, de m'endormir la nuit
Mais je rêve que je rêve qu'on a tué mes insomnies
Et que pâles, en robe blanche, on les a couchées dans un lit
A tant rêver que j'en rêve, les revoilà, mes insomnies

Je rôde comme les chats, je glisse comme les souris
Et Dieu, lui-même ne sait pas ce que je peux faire de mes nuits

Mourir ou s'endormir, ce n'est pas du tout la même chose
Pourtant, c'est pareillement se coucher les paupières closes
Une longue nuit, où je les avais tous deux confondus,
Peu s'en fallut, au matin, que je ne me réveille plus

Mais au ciel de mon lit, y avait les pompiers de Paris
Au pied de mon lit, les adjudants de la gendarmerie
Ô Messieurs dites-moi, ce que vous faites là, je vous prie
Madame, nous sommes là pour veiller sur vos insomnies

En un cortège chagrin viennent mes parents, mes amis
Gravement, au nom du Père, du Fils et puis du Saint-Esprit
Si après l'heure, c'est plus l'heure, avant, ce ne l'est pas non plus
Ce n'est pas l'heure en tout cas, mais grand merci d'être venus

Je les vois déjà rire de leurs fines plaisanteries,
Ceux qui prétendent connaître un remède à mes insomnies
Un médecin pour mes nuits, j'y avais pensé, moi aussi
C'est contre lui que je couche mes plus belles insomnies

A voir tant de gens qui dorment et s'endorment à la nuit,
J'aurais fini, c'est fatal, par pouvoir m'endormir aussi
Mais si s'endormir c'est mourir, ah laissez-moi mes insomnies
J'aime mieux vivre en enfer que dormir en paradis
Si s'endormir c'est mourir, ah laissez-moi mes insomnies
J'aime mieux vivre en enfer que de mourir en paradis...


Créee à Bobino en février 1975, cette chanson a été enregistrée en public en 1978 à l'Olympia, puis en studio pour l'album Seule.

Jeudi 15 janvier 2009 à 16:49

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Après Frantz, le film qu'il avait réalisé et où nous avons joué ensemble, je sais qu'il voulait écrire une comédie musicale pour nous deux.
Je suis sûre qu'il l'aurait fait.

Barbara

Mercredi 14 janvier 2009 à 13:18

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Pierre   ( Barbara/Barbara )    ( 1964 )


Il pleut
Il pleut
Sur les jardins alanguis
Sur les roses de la nuit
Il pleut des larmes de pluie
Il pleut
Et j'entends le clapotis
Du bassin qui se remplit
Oh mon Dieu, que c'est joli
La pluie...

Dès que Pierre rentrera
Tiens, il faut que je lui dise
Que le toit de la remise
A fui.
Il faut qu'il rentre du bois
Car il commence à faire froid
Ici...

Oh Pierre...
Mon Pierre.
Sur la campagne endormie
Le silence et puis un cri
Ce n'est rien, un oiseau de la nuit
Qui fuit.
Que c'est beau cette pénombre
Le ciel, le feu et l'ombre
Qui se glisse jusqu'à moi
Sans bruit...

Une odeur de foin coupé
Monte de la terre mouillée
Une auto descend l'allée,
C'est lui...

Oh Pierre
Pierre...

Mardi 13 janvier 2009 à 11:26

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Barbara rue Rémusat


 Barbara veille sur ses proches, protectrice et féroce comme une louve aux aguets. Pas de méprise : cela ne veut pas dire qu'elle soit toujours tendre avec eux, au contraire ! Mais son intransigeance et sa possessivité ont aussi leur bon côté : dès qu'elle vous admet dans son cercle, vous pouvez être sûr qu'elle va monter la garde. " Si on l'avait appelée au milieu de la nuit en lui disant " Je suis perdue "  elle serait venue immédiatement,  a insisté Nadine Laïk. Il ne fallait pas toucher à un seul de nos cheveux ! "   Barbara peut tout lâcher en une seconde pour sortir un ami ou un parent d'une mauvaise passe. C'est arrivé plusieurs fois. Avec sa mère, bien sûr, qu'elle avait installée dans son immeuble de la rue Rémusat ( Barbara loue un appartement récent composé d'un salon, une cuisine et une chambre au septième et avant dernier étage de l'immeuble ) pour pouvoir veiller sur elle quasiment jour et nuit. D'ailleurs, ceux qui les ont observée de près ont gardé en mémoire des dizaines d'histoires et de coups de main en catastrophe... Barbara a toujours été là pour soutenir Esther, moralement et matériellement. Madame Serf n'avait pourtant rien de ces femmes âgées perdues sous le poids des ans et de la fatigue : en 1961, date de l'installation rue Rémusat, elle n'a que cinquante-six ans. Mais rappelez-vous : entre elles les rapports s'étaient curieusement inversés après la mort du disparu de Nantes. " Elle deviendra elle-même mon enfant chérie que j'assumerai, protégerai toujours et du mieux que je pourrai. "  C'est effectivement ce qu'elle fit. Avec son frère aussi. Le plus jeune, le plus fragile. Celui qu'elle promenait en chantonnant dans son landau de nouveau-né sur la place de Saint-Marcellin. Toute sa vie Barbara s'en est occupée, de loin ou de près. Elle fut là. Attentive et soucieuse. Infiniment délicate, malgré les écorchures de l'existence.  " Comment l'épargner sans pour autant se laisser déchirer au point de ne plus être suffisamment disponible pour lui ? "  Il y a, dans se mémoires, des questions rares qui en disent long. Barbara aimait profondément les siens et tentait de les protéger du mieux qu'elle pouvait.

 Idem avec ses amis, son autre famille. Barbara déploya pour eux des trésors d'écoute et d'attention. Elle a su les comprendre et les rassurer avec un raffinement et une perspicacité hors du commun, presque terrifiants, tant ils sortaient de l'ordinaire. Il n'est que de lire les quelques pages que Marie Chaix a consacrée à la dame de Rémusat, dans son roman  L'âge du tendre, pour saisir à quel point Barbara a pu l'aider à accoucher d'elle-même. Lui tenir la main pour passer le gué de ses angoisses enfouies, lui souffler les mots justes pour permettre aux siens de s'échapper enfin, la deviner tout entière pour pouvoir mieux la guider. Au moment de leur rencontre, Marie avait une vingtaine d'années, elle n'avait encore rien raconté de son père, égaré pendant la guerre, mais Barbara, sûrement, avait senti...  " Parle-moi de ton père "  Je me suis mis en route. Elle venait de déverrouiller une porte. Je ne sais plus ce que je lui dis. Sans doute tout. Ce jour-là, Barbara écouta et apaisa, ce qui changea tout. Plus tard, Marie Chaix expulsa le passé dans des livres bouleversants.


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14, rue Rémusat 75016 Paris

Lundi 12 janvier 2009 à 11:40

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( Pour mon amie Pascale )



La dame brune ( G.Moustaki/Barbara/G.Moustaki ) ( 1967 )


Pour une longue dame brune
J'ai inventé
Une chanson au clair de la lune
Quelques couplets
Si jamais, elle l'entend, un jour
Elle saura
Que c'est une chanson d'amour
Pour elle et moi

Je suis la longue dame brune
Que tu attends
Je suis la longue dame brune
Et je t'entends
Chante encore au clair de la lune
Je viens vers toi
Ta guitare, ancre de fortune
Guide mes pas

Pierrot m'avait prêté sa plume
Ce matin-là
A ma guitare de fortune
Je pris le la
Je me suis pris pour un poète
En écrivant
Les mots qui passaient par ma tête
Comme le vent

Pierrot t'avait prêté sa plume
Cette nuit-là
A ta guitare de fortune
Tu pris le la
Et tu t'es pris pour un poète
En écrivant
Les mots qui passaient par ta tête
Comme le vent

J'ai habillé la dame brune
Dans mes pensées
D'un morceau de voile de brume
Et de rosée
J'ai fait son lit contre ma peau
Pour qu'elle soit bien
Bien à l'abri et bien au chaud
Entre mes mains

Habillée d'une voile de brume
Et de rosée
Je suis la longue dame brune
De ta pensée
Chante encore au clair de la lune
Je viens vers toi
A travers les monts et les dunes
J'entends ta voix

Pour une longue dame brune
J'ai inventé
Une chanson au clair de la lune
Quelques couplets
Je sais qu'elle l'entendra un jour
Qui sait, demain
Pour que cette chanson d'amour
Finisse bien

Bonjour, je suis la dame brune
J'ai tant marché
Bonjour, je suis la dame brune
Je t'ai trouvé
Fais-moi place au creux de ton lit
Je serai bien
Bien au chaud et bien à l'abri
Contre tes reins

Vendredi 9 janvier 2009 à 8:09

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( Chanson avec Jean-Claude Brialy )


Hop-là   ( Barbara/J.J Debout/R.Romanelli )   ( 1970 )
 
Je vins au monde, je n'avais rien dans la tête
C'est drôle, j'avais tout, tout, tout dans les gambettes
Rue de Bagnolet, près de la rue des Pyrénées
Quand je suis née, hop-là

Sur un long corps, une curieuse petite tête
Une longue tige, une vraie fleur de pâquerette
Le pied cambré, pas besoin d'être prophète
Pour deviner, hop-là

Qu'à l'àge où l'on joue encore à chat perché
Sur les tambourets, au bar du Chat qui Pêche,
Les gambettes gainées de soie noire
Déjà, je me perchais, hop-là

Je n'ai pas dansé les rondes enfantines
Au bois joli, sonnaient, sonnaient les mâtines
A pas de loup, et déjà sans peur du loup,
A quinze ans, je trottinais

J'ai pas de tête, mais j'ai des jambes
Qui me portent, me rapportent
Je déambule, point virgule
Je dégaine ma dégaine

Enfant, j'avais l'âme pieuse
Et je rêvais d'être un jour
Une petite sœur du Bon Dieu.
Ben, j'suis petite sœur d'amour

Venez à moi, venez, venez donc, mes frères
Pourvu qu'on y croie, à chacun sa prière
Dieu m'a donné la foi et le savoir-faire
Qu'il soit loué, hop-là

Venez à moi, venez, Dieu vous le pardonne
Ce soir, c'est Noël dans le cœur des hommes
Qu'elle est jolie, la messe qu'on danse à minuit
Au creux d'son lit, hop-là

Si vous êtes musicien, je sais la messe en ré
Si vous êtes général, je vous ferais le défilé
Si vous êtes poète, je vous réciterai
La petite chanson d'Verlaine

Si vous aimez les marins, je serais mousse
Comme dit la chanson, je vous ferais ça en douce
Venez mes frères, je ne suis pas cultivée
Mais j'ai des connaissances

Rien dans la tête, toute en jambes
Je trotine et mutine
Douce, douce, pas farouche
Je dégaine ma dégaine

Quel beau métier, je suis petite sœur d'amour
Infatigable, je vais de nuit et de jour
Quand on n'a pas de tête, il faut avoir des jambes
C'est bien connu, hop-là

Et que m'importe, que ce soit le pauvre ou le riche
Pour moi, les hommes sont égaux, je m'en fiche
Comme c'est écrit, il faut aimer son prochain
J'aime le mien, hop-là

De mon enfance j'ai gardé l'âme pieuse
Bien sûr, je ne suis pas vraiment religieuse
Mais chaque jour, auprès de vous, mes chers frères,
J'égrène mon rosaire

Entrez mes frères, entrez, c'est l'heure où l'on prie
Ensemble, nous aurons d'autres paradis
Ensemble, nous monterons au septième ciel
Hop-là, hop-là, hop-là

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