Lundi 20 juillet 2009 à 9:31




<  Tu ne te souviendras pas  >


Tu ne te souviendras pas  ( Barbara/Barbara )  ( 1962 )



Tu ne te souviendras pas
De cette nuit où l'on s'aimait,
Toutes les nuits cahin-caha
S'effeuillent au calendrier

Tu ne te souviendras pas
De mon visage, de mon nom,
Les marionnettes d'ici-bas
Font trois petits tours et puis s'en vont

Tu ne te souviendras pas
Du vent, des algues, de cette plage
De ce silence, de notre émoi
Quand se sont mêlés nos visages

Tu ne te souviendras pas
Nous étions là, émerveillés,
J'ai glissé un peu contre toi
Contre toi tu m'as entraînée

Tu ne te souviendras pas,
De nos corps couchés sur le sol,
Les corps s'enfoncent comme les pas
Dans le sable où le vent les vole

Tu ne te souviendras pas
Doucement, la nuit s'est penchée
Traînant dans son manteau de soie
Des morceaux de ciel étoilé

L'amour nous menait en voyage
Longtemps nous avons navigué,
La mer se cognait au rivage
Dans tes yeux je me suis noyée

L'amour nous menait en voyage
On s'est aimé, on s'est aimé,
Qu'il fut merveilleux le naufrage
Quand dans tes bras j'ai chaviré

Passent les jours, file le temps
S'égrènent les calendriers,
Brûle l'été, soufflent les vents,
Moi, je ne peux rien oublier

J'attends sur la plage déserte
Et je vis le creux du passé,
Je laisse ma porte entrouverte
Reviens, nous pourrons la fermer

Tu ne te souviendras pas
De cette nuit où l'on s'aimait
Toutes les nuits cahin-caha
S'effeuillent au calendrier

Mercredi 8 juillet 2009 à 8:18



<  Amours incestueuses  >



Amours incestueuses   ( Barbara/Barbara )   ( 1973 )



Mon amour, mon beau, mon roi,
Mon enfant que j'aime
Mon amour, mon beau, ma loi,
Mon autre moi-même
Tu es le soleil couchant
Tombé sur la terre
Tu es mon demier printemps
Mon dieu, comme je t'aime

J'avais déjà fait ma route
Je marchais vers le silence
Avec une belle insolence
Je ne voulais plus personne
J'avançais dans un automne
Mon dernier automne, peut-être
Je ne désirais plus rien
Mais, comme un miracle,
Tu surgis dans la lumière

Et toi, mon amour, mon roi,
Brisant mes frontières
Et toi, mon soleil couchant,
Mon ciel et ma terre
Tu m'as donné tes vingt ans
Du coeur de toi-même
Tu es mon demier printemps
Mon dieu, comme je t'aime

J'ai toujours pensé
Que les amours les plus belles,
Etaient les amours incestueuses
Il y avait, dans ton regard,
Il y avait, dans ton regard,
Une lumineuse tendresse
Tu voulais vivre avec moi
Les plus belles amours
Les amours les plus belles

J'ai réouvert ma maison
Grandes, mes fenêtres
Et j'ai couronné ton front,
J'ai baisé ta bouche
Et toi, mon adolescent,
Toi, ma déchirure,
Tu as couché tes vingt ans
A ma quarantaine

Mais, à peine sont-elles nées
Qu'elles sont déjà condamnées,
Les amours de la désespérance
Pour que ne ternisse jamais
Ce diamant qui nous fut donné
J'ai brûlé notre cathédrale
Les amours les plus belles,
Les plus belles amours
Sont les amours incestueuses

Adieu mon amour, mon roi,
Mon enfant que j'aime
Plus tard, tu le comprendras
Il faut, quand on aime,
Partir au plus beau, je crois,
Et cacher sa peine
Mon amour, mon enfant roi,
Je pars et je t'aime

Ceci est ma vérité
Du coeur de moi-même...

Vendredi 3 juillet 2009 à 10:55

http://mybabou.cowblog.fr/images/barbara2007.jpg

Plaque commémorative



L'auteur de ce poème est http://autresrimes.cowblog.fr
Il a écrit ce poème pour Barbara en 2001.
Je le partage avec vous.



 La dame vêtue de noir

Toi, la dame vêtue de noir
Toi, l'immortelle disparue
Tu restes au fond de nos mémoires
Depuis que ta voix s'est tue

Mille neuf cent quatre vingt dix sept
Ce fût l'année de ton départ
En vinyle cd ou cassette
Tu nous laisses ton aigle noir

Et loin de l'air du temps
En hommage à Léo
D'un clin d'oeil à Montand
A Brassens et Jacquot
J'écris pour toi cette chanson

Loin de Piaf, de Frehel
D'un souvenir de Gainsbourg
Du petit chemin de Mireille
Aux valeurs de nos jours
J'écris pour toi cette chanson

Toi la dame vétue de noir
Je ne te prénommerai pas
Quelle fût belle oh! ton histore
D'amour avec un grand A

T'as tiré t'as révérence
Et la chanson francaise te pleure
Toi qu'avait de la prestance
Sous le feu des projecteurs.
 
Emmanuel

Mardi 9 juin 2009 à 13:22

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Programme Olympia 1969

Je ne suis pas une grande dame de la chanson,
Je ne suis pas un oiseau de proie,
Je ne suis pas un poète,
Je ne suis pas mystérieuse,
Je ne suis pas désespérée du matin au soir,
Je ne suis pas une mante religieuse,
Je ne vis pas dans des teintures noires,
Je ne suis pas une intellectuelle.

Je suis une femme,
Qui vit,
Qui respire,
Qui rit,
Qui souffre,
Qui aime, qui aime, qui aime...

Barbara

Mercredi 3 juin 2009 à 6:32

 
http://mybabou.cowblog.fr/images/bbffgg-copie-1.jpg


Une question se pose : Barbara a-t-elle considéré le cinéma comme une simple passade, un cadeau offert à ses amis les plus chers ? L'entretien accordé à Michel Perez en 1972 prouve qu'elle y a, sans doute, secrètement rêvé. " J'aimerais bien tourner avec Polanski, Losey, Visconti, Fellini. J'aurais aimé tourner Lola de Jacques Demy. Et alors là, on est en plein délire, j'aurais aimé tourner avec Erich von Stroheim, avec Max Ophuls (...) " C'est vrai, on l'aurait bien vue dans Le plaisir. Dans le rôle de Mila Parély la " belle juive " de La Maison Tellier, aussi brune qu'elle, et aussi douloureuse. Avec Danielle Darrieux, tendre et fragile Madame Rosa, Barbara aurait fredonné : " Combien je regrette mon bras dodu, ma jambe bien faite et le temps perdu. " Et puis, tard dans la nuit, pour les esseulés et les retardataires, les derniers clients tristes de toutes ces filles de joie, elle aurait entonné, avec Rosa-Darrieux, sous l'œil réprobateur de la patronne-Madeleine Renaud, ce refrain égrillard et nostalgique :

Nous avons eu Lulu Mange-Tout
Nana-Frisson et miss Poilpoil
Celle qui rendit les hommes fous
Quand elle dansait avec ces voiles
Qui cachaient même pas son cœur
Ni ses six poils de salsifis
Nous avons eu Nini d'Honfleur
Et Rita qui pissait au lit.

De jolies putes vraiment
Et un vraiment bien beau bordel
Même qu'à Dakar
Ça je peux le dire
Ils n'en avaient pas de pareil.


 Extrait de la chanson De jolies putes vraiment  " Madame "

Télérama

Lundi 1er juin 2009 à 6:17

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Je n'ai jamais fait partie des zélateurs de Barbara, ces fans qu'elle avait de son vivant et qui n'existaient que par elle. Je l'ai même découverte assez tardivement, quand j'ai commencé à vraiment m'intéresser à la chanson... Ce qui m'a frappé tout de suite, et qui continue à m'impressionner, c'est la qualité de ses chansons, Dis, quand reviendras-tu ? par exemple, c'est magnifique. Une chanson sur l'abandon, sur le regret de quelqu'un. On a tous connu ça. C'est frappant de simplicité et d'évidence... Voilà de la vraie belle chanson. Quand on essaie soi-même d'en faire, on mesure à quel point c'est difficile.
 
Bénabar ( Auteur-compositeur-interprète )

Mercredi 27 mai 2009 à 9:12



<  L'indien  >


L'indien   ( Barbara/Barbara )   ( 1970 )



Ne me dis rien
Je n'entends rien
Je ne vois rien
Que m'importe
Je n'écoute pas
Ce que tu me dis
Regarde moi
Tu vois bien que j'ai changé
Il n'est pas meilleur que toi
Il n'est pas plus beau que lui
Il n'y a rien dans sa voix
La clarté de tes yeux gris
Est plus douce et lumineuse
Que le jais noir de ses yeux
Mais je n'y puis rien changer
Il ne faisait pas très beau
Ni même orage ni pluie
Rien ne m'a semblé nouveau
Peut être qu'il m'a sourit
Le jour où je l'ai croisé
Il ressemblait à beaucoup d'autres
Pourtant tout basculé
Avec lui et pour lui
Mais qui est-il
Et que d'où vient-il
Je n'en sais rien
Que m'importe
Il ressemble à beaucoup d'autres
Et pourtant
Si différent
Quelque chose m'est arrivé
C'est lui partout où je vais
Que je reste ou que je le fuis
Il me brûle et à la fois
Me tient à l'ombre de lui
J'ai couché bien des nuits
J'ai aimé d'autres que lui
Mais je n'avais rien connu
Avant de l'avoir connu
Il a des cheveux de nuit
Longs et brillants de satin
Que j'aime y glisser mes mains
Il a des cheveux d'Indien
Et le temps de vie qu'il me reste
Le temps qu'il me reste à vivre
Avec lui
Ne me dis rien
Je n'entends rien
Oui je m'en vais
Tu t'emportes
Il n'est meilleur que toi
Je l'aime
Il a des cheveux d'indiens
Que j'aime
C'est lui partout où je vais
Je l'aime
Quelque chose m'est arrivé
Quelque chose m'est arrivé
Il n'est pas meilleur que toi
Il n'est pas plus beau que lui
Il n'y a rien dans sa voix
La clarté de tes yeux gris
Est plus douce et lumineuse
Que le noir jais de ses yeux
Et je n'y peux rien changer
Et c'est lui c'est lui
Il a des cheveux d'indien
Noirs et brillants de satin
Que j'aime
Je l'aime...

Vendredi 22 mai 2009 à 7:42



<  A force de  >


A force de   ( G.Depardieu/Barbara )   ( 1996 )


A force de m'être cherchée
C'est toi que j'ai perdu
A force de m'être cherchée
C'est toi que j'ai perdu
C'est toi
Que j'ai perdu
Je t'ai perdu
Maintenant libre de toi
C'est là que tu me manques
C'est là
Que tu me manques
Tu me manques
Tant de solitude
Depuis ton départ
Même le fond se vide
Plus de sens à rien
Tu étais dans ma chair
Tu étais dans mon sang
Plus pareil dans moi
Plus moi-même sans toi
Même le fond se vide
Et tout s'efface
Plus de sens à rien
Irais-je alors avec les anges
Maintenant que tu es parti
A trop m'être cherchée
C'est toi que j'ai perdu
A trop m'être cherchée
C'est toi que j'ai perdu
C'est toi
Que j'ai perdu
Oh mon amour
Je t'ai perdu
Je t'ai perdu

Jeudi 21 mai 2009 à 7:00

http://mybabou.cowblog.fr/images/Photo008.jpg


Ma mère me chantait sa Petite cantate. Je la trouvais magique, un peu morbide, merveilleuse. J'étais sensible à son côté slave. Je n'ai longtemps écouté qu'elle et la chanson anglaise. Ado, j'ai refusé d'aller la voir au Châtelet. Je m'en suis toujours voulu. Plus tard, j'ai acheté le DVD :  la splendeur de Barbara, la beauté de la salle, l'ambiance électrique... Tout m'a donné envie de chanter là, et d'y faire un spectacle assez dépouillé. Je l'ai fait, en octobre 2006. Puisque j'étais là à cause d'elle, je devais la chanter. Mais j'ai du mal  :  j'y perds mon souffle, j'ai la gorge serrée, des sanglots montent. J'ai parlé d'elle avec Bernard Lavilliers, avec Jean-Louis Aubert qui l'ont connue. Jean-Louis m'a raconté qu'elle voulait que chaque minute soit intense, qu'il y avait un tourbillon artistique autour d'elle... Ca manque, des êtres comme elle qui fédèrent, qui génèrent. Il y a une grâce totale dans ses enregistrements des années 1960, juste dans le son : on entend ses lèvres, son souffle, la pression de l'air. On entend ce qu'il y a de miraculeux dans cette voix, qui l'était toujours même brisée, dans les années 1980. Elle allait haut, très haut...

Raphaël   ( Chanteur )

Mercredi 20 mai 2009 à 13:57



<  A chaque fois  >



A chaque fois   ( Barbara/Barbara )   ( 1967 )



Chaque fois qu'on parle d'amour
C'est avec jamais et toujours
Viens, je te fais le serment
Qu'avant toi, y'avait pas d'avant
Le jour, la nuit c'était pareil,
Y'avait pas au creux de mes reins
Douce la chaleur de tes mains,
A chaque fois, à chaque fois
Chaque fois qu'on parle d'amour

Chaque fois qu'on aime d'amour
C'est avec jamais et toujours
On refait le même chemin
En ne se souvenant de rien
Et l'on recommence, soumise,
Florence et Naples,
Naples et Venise,
On se le dit et on y croit
Que c'est pour la première fois
A chaque fois, à chaque fois
Chaque fois qu'on aime d'amour

Ah, pouvoir encore et toujours
S'aimer et mentir d'amour
Et bien qu'on connaisse l'histoire
Pouvoir s'émerveiller d'y croire
Et se refaire pour pas une thune
Des clairs d'amour au clair de lune
Et rester là c'est merveilleux
A se rire du fond des yeux
Ah pouvoir encore et toujours
S'aimer et mentir d'amour

Ah, redis-le, redis-le moi
Que je suis ta première fois
Viens et fais-moi le serment
Qu'avant moi y'avait pas d'avant
Y'avait pas d'ombre et pas de soleil
Le jour, la nuit, c'était pareil,
Y'avait pas au creux de tes reins
Douce la chaleur de mes mains
Ah, redis-le, redis-le moi
Que je suis ta première fois
Ah, redis-le moi, je te crois
Je t'aime, c'est la première fois
Comme à chaque fois
Comme à chaque fois
Comme à chaque fois...

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