Lundi 26 mai 2008 à 10:40

 
Il y a 20 ans une jolie petite fille venait au monde.

Je voulais aujourd'hui lui rendre hommage.
Elle qui enchante mes jours depuis qu'elle a ouvert les yeux.
Merci ma chérie d'être là.
Je t'embrasse comme je t'aime ENORMEMENT

Publié par Mybabou

Dimanche 25 mai 2008 à 7:50

 

Cauchemar

(
1985 )

On me dit  :  " C'est à vous ! " 
Et je ne trouve pas la porte de la scène.

Barbara

Publié par Mybabou

Samedi 24 mai 2008 à 9:21

 

 Barbara bâtit ses récitals avec un professionnalisme hors pair. Des premières notes jusqu'au tomber du rideau, elle maîtrise tout. On est loin d'une simple succession de chansons. Un récital de Barbara est une construction minutieuse. Avec ses deux parties, ses ruptures de rythmes, ses pauses, ses rebondissements. Début du récital, les lumières s'effacent et l'intro démarre ( le musical de Pierre, repris depuis des années ) Le rideau ? Il n'est pas encore ouvert. Ainsi, avant même de voir la scène, le public entre de plain-pied dans le spectacle. les secondes s'écoulent et le rideau se fend. On découvre les musiciens. Puis la chanteuse enfin. Elle avance, lente, souriante. Une entrée qui prend des allures de cérémonial, et qui souligne d'emblée l'exceptionnel de la rencontre. La première partie est menée tambour battant. Barbara évite les débordements d'enthousiasme. Elle enchaîne titre sur titre, n'hésite pas à couper court aux applaudissements pour entamer une chanson. Le rythme est percutant. Des titres nouveaux ou peu connus viennent se glisser ici et là. L'heure est à la découverte, à l'écoute attentive. Un premier acte court ( à peine plus d'une demi-heure ) " ramassé. " Il se clôt sur une note gaie, comme une fête : L'Homme en habit rouge au Châtelet, La plus bath des javas, à Mogador. déjà, elle lance la deuxième partie. Contraste saisissant... De retour sur scène, pour une bonne heure de spectacle, Barbara entame alors un récital plus débridé. On retrouve ici les "  grands-classiques-qu'on-attend.  " Avec toujours, la finesse de la construction : l'art, par exemple, d'enchaîner deux ambiances, de basculer d'un texte grave à un autre plus léger. Souvent, les musiciens reprennent le thème musical en fin de chanson. L'occasion pour Barbara de laisser libre cours à son aisance : elle fend la scène, regarde la salle, repose sa fatigue sur l'épaule d'un musicien, esquisse des pas de danse. Du coup, elle appelle les spectateurs à elle. Et la salle se laisse porter. La fin du spectacle est une suite de rappels, de titres archi connus, comme Nantes ou L'Aigle noir. Des moments d'abandon, devant un public définitivement conquis. Là où les roses se tendent, où les lettres échouent sur le bord de la scène, où l'on se dit des " mercis " et des " à bientôt. " Petit à petit, le spectacle glisse des planches à la salle. Le public lui chante La petite cantate ou Dis quand reviendras-tu ? Une vraie conversation.


Valérie Lehoux
 ( Journaliste )

Publié par Mybabou

Vendredi 23 mai 2008 à 14:51

 


Barbara n'est pas seulement concernée par les mutations dans le monde, toujours attentive aux injustices, elle enregistre en 1995 un message d'appel de fonds pour l'association Droit au Logement. Elle se doit de soutenir le " Dal " qui a permis en cinq ans de reloger huit cent cinquante familles et faire appliquer la loi de réquisition. Barbara a ensuite le projet avec Jean-Louis Aubert d'écrire une chanson au bénéfice de l'association Sol En Si. Elle apprend au chanteur la rigueur dans l'écriture : " tu fais le plus beau métier du monde et tu voudrais que cela soit facile " Le fruit de ce travail s'appellera Le couloir, mais il ne sera pas retenu. C'est cette chanson qui va donner à la chanteuse, reprise par la fièvre de l'écriture, le désir de réenregistrer un album, unique moyen maintenant de communiquer avec le public puisqu'elle ne peut plus se produire sur scène. En juin, Barbara effectue chez elle les répétitions pour préparer l'enregistrement de ses nouvelles chansons. Avec Jean-Louis Aubert qui vient souvent jouer du piano à Précy elle compose Vivant poème en vingt-cinq minutes, dans l'allégresse et l'évidence : " il était au début, j'étais à la fin, nous avions ce jour là le même âge "  dit-elle joliment.

Publié par Mybabou

Jeudi 22 mai 2008 à 14:20

 


Dans sa maison de Précy quand elle se repose, Barbara consacre beaucoup de temps au tricot, sa vieille passion. Elle s'intéresse aux nouvelles productions musicales, regarde les clips à la télévision, trouve le groupe Rita Mitsouko très bien. Aussi, quand le 1er février 1994 est voté la loi 1488 qui va obliger les radios à suivre des quotas de production ( quarante pour cent des oeuvres diffusées devront être des oeuvres musicales française, dont la moitié sera le travail de nouveaux artistes ou de nouvelles productions ) et qu'une semaine de la chanson française est instituée, elle éclatera de colère et déversera sa fureur  :  " C'est quoi ça, quelque chose comme la quinzaine du blanc ? Culpabiliser les radios, leur imposer un quota de refrains nationaux... allons donc, un sauvetage ne s'effectue pas par décret... Il n'y a pas de façon plus spectaculaire d'assassiner, d'enterrer la chanson française, alors moi je n'ai plus envie d'entendre ce mot, j'ai envie de dire  " I don't speak french, I love you " ,  je sais pas quoi... parmi les gens de ce métier, enfin il y en a qui m'émeuvent, d'autres qui ne m'émeuvent pas."  Barbara a toujours détesté ceux qu'elle appelle les épiciers.  " La vraie chanson, c'est Maurice Chevalier, Mistinguett, des gens pour qui la rigueur, la discipline ont élevé leur travail au niveau de l'art. La chanson va très bien. Dire à un débutant  :  " on va s'occuper de toi  ", le faire rêver à une carrière, l'illusionner, c'est grave. C'est jouer avec la vie des gens. Il n'y a pas de talent méconnu ! Personne n'occupe la place de quelqu'un qui ne la mériterait pas. Personne ne peut apprendre, ni initier. tant que l'on n'a pas fait ce long chemin devant le public... Ce n'est pas qu'il faille forcément avoir des débuts difficiles, souffrir, mais cela ne servirait à rien d'ouvrir les portes au type qui n'a rien en lui. Il faut que cela soit sa religion. J'ai des amis qui chantent mieux que moi, mais ce n'est pas leur truc. Il faut donner. Et puis le mot culture me fait peur. Il manque de coeur. "   De plus, Barbara est persuadée qu'il n'y a pas de génie méconnu et que seul le travail et non le protectionnisme peuvent produire de nouveaux talents  :  " Maintenant, la notoriété passe uniquement par le matraquage ( A-ton jamais vu un mot aussi adapté à sa fonction ? ) sur les antennes. Et à coups de matraquage, on tue la chanson, le disque et l'artiste. "
On devine sans peine qu'elle aurait été la réaction de la chanteuse à l'avènement de la Star Académy...

Extrait du livre


Publié par Mybabou

Mercredi 21 mai 2008 à 8:19

 

Dis, quand reviendra-tu...?

Précy s'est réveillé un jour sans Barbara. Elle nous a quittés à jamais. On ne la voyait pas beaucoup, elle était pudique et secrète. Nous avons tous respecté cette pudeur, et depuis qu'elle n'est plus là, elle est partout. Son histoire, faite de douleur et d'amour, de talent et d'émotion; nous revient par bribes, par morceaux, et reconstitue le puzzle de ses blessures et de ses triomphes. Elle avait posé sa vie près de nous tous, et parce qu'elle se sentait mieux à Précy qu'ailleurs, elle y composait ses chansons, puis y écrivait ses mémoires. Un village, c'est un peu comme une maison. Elle y a laissé une empreinte ineffaçable, au delà des gestes qu'elle a eus envers les enfants, les jeunes, ou les anciens, au delà de sa générosité, il reste au fond de nous le sentiment d'avoir partagé un peu de sa vie. Il nous reste aussi un vide à la mesure de l'affection que son talent a fait naître, dans les moments d'extrême intimité qu'elle nous offrait par ses chansons. Un jour, à Précy, le nom de Barbara s'attachera à un lieu du village, pour honorer une femme d'exception, qui avait choisi d'y vivre, et sans doute aussi, d'y mourir.

Yves Duteil
 
( auteur-compositeur-interprète et maire de Précy-sur-Marne )

Publié par Mybabou

Mardi 20 mai 2008 à 10:08

 


Je l'aime mais je n'ai aucun conseil à lui donner ! Surtout pas maintenant. Hier elle était vivante, ô combien ! au service funéraire de Jean-Claude Briany. Ça me suffit pour savoir qu'elle n'est pas morte et qu'elle n'a besoin d'aucun conseil. Voilà !

Juliette Gréco
  ( Interprète, actrice )
 

Barbara disait de Juliette Gréco, chez Denise Glaser en 1967, qu'elle était  " Une femme-fourrure "  Jujube a ouvert bien des portes cadenassées. Elle fut la muse de toute la beauté masculine du monde et donc celle de l'existentialisme. A ses débuts, Barbara parfois ressemble sur quelques clichés à la Gréco que l'on voit alors beaucoup dans les journaux. Elle racontait parfois qu'elle se souviendrait toujours des dîners Sagan, Barbara, Gréco. Pas un  "  peste of  "  mais presque, tellement elles étaient rieuses et insolentes. Lorsque je la rencontrai en septembre 2004 à l'occasion d'un portrait pour la télévision, nous avons ri dans une voiture décapotable sur les collines de Ramatuelle. Elle m'a parlé de Barbara simplement absente puisqu'elle pense que nous portons tous en nous la vie de Barbara.
 

Publié par Mybabou

Lundi 19 mai 2008 à 8:21

 


La vérité tout à coup, ça été de me lever et je me suis levée tout à coup un soir où je ne m'y attendais pas... Et puis je me suis sentie parfaitement heureuse dans ma peau à ce moment-là. Le public m'en a libéré, c'est-à-dire qu'il m'a appris à l'aimer, parce qu'il m'a rendu mon naturel, lui. Parce qu'il m'a aimée, lui, tellement fort que j'ai fini par accepter ce physique et même complètement l'oublier, je lui donnais beaucoup trop d'importance
. Depuis son adolescence, la chanteuse a pris un uniforme noir pour cacher ses formes et coupé ses cheveux très courts pour grader une féminité de garçonne. Elle n'a jamais vraiment assumé son image de femme. le succès va le faire éclore  : Avant, j'étais quelqu'un, j'étais une femme ( comprendre que dans l'enfance, elle était très féminine ) et puis je crois que j'ai tué cette femme volontairement, consciemment, comme ça, lentement, au cours des jours, du temps, parce que je trouvais que d'être une femme pour moi, c'était trop difficile, parce que j'étais quelqu'un extrêmement vulnérable, comme ça crucifiée, comme ça, par des choses, des riens. Et ça, c'est vrai, je crois que j'ai refait quelqu'un, j'ai coupé mes cheveux, j'ai cessé de me maquiller. Et cette femme, que j'avais tuée volontairement pendant des années, comme ça, elle a ressurgi malgré moi, traîtreusement, dans ce que je faisais, dans ma façon de chanter... Et ça, c'était vraiment étonnant, parce que j'avais beau masquer ça tout d'un coup, c'est apparu comme ça. C'est-à-dire que j'en viens à dire que c'est vrai, que le bonheur rend naturel, que le succès rend naturel. Je crois que moi, cela m'a rendu naturelle, en tout cas celui d'être une femme. Bien sûr, j'aime plaire et je dis tout le temps que je ne suis pas une femme, mais je sais bien que je suis une femme. Elle n'aime de son image que ce qu'elle retrouve dans le regard des autres.

Barbara

Publié par Mybabou

Samedi 17 mai 2008 à 13:55

 


Une des choses les plus importante, entre deux êtres, c'est la bonne distance qui s'établit entre eux. Certains veulent et peuvent vivre très proches. Moi, je ne peux pas. Il faut que je respire, que je me sépare pour le bonheur des retrouvailles. J'aime les distances, en amour. Pour l'amour de l'amour; je préfère me priver des autres plutôt que de tricher et faire semblant.

Barbara

Publié par Mybabou

Vendredi 16 mai 2008 à 7:53

 

Je n'ai pas de souvenirs d'enfance, juste des odeurs, des villes, des paysages, des départs précipités. Je n'ai pas de passé, pas d'avenir, c'est l'instant présent, très fort, très violemment. Je crois qu'il faut pouvoir et savoir refaire sa vie, chaque matin. C'est très important, il faut savoir aussi refaire l'amour à chaque matin... je veux dire par là qu'il faut se reconquérir.

Barbara

Publié par Mybabou

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