Jeudi 4 septembre 2008 à 8:55

 


Chacun a son histoire avec Barbara. Histoire d'amour parfois, échos de " la plus belle histoire " ; histoires d'amour toujours pour l'empathie, la passion, l'indicible, la joie pourtant... La joie oui. Joie de vivre qu'elle chantait aussi. Joie de ces concerts entre frissons et ivresse, joie qu'on sentait vibrer en elle ces soirs-là, de nous voir là, emportés sur les ailes de sa voix,, défiant le mal de vivre et tout le temps perdu. Pour un moment, un moment rien de plus, Dostoïevski avait raison et la beauté sauvait le monde. Chacun a une histoire avec Barbara, un moment, un mot. Monique, pendant un de ces éternels étés étudiants des années 1970, a suivi sa tournée jour après jour, dormi dans les près soir après soir, tête posée sur ses tennis, nez dans les étoiles et sourire aux lèvres. Lors du dernier Châtelet de la chanteuse, Sandie a pris et repris des places, pris et repris rendez-vous avec " cet extraordinaire don d'amour, l'inverse du narcissisme : l'abandon d'elle-même " Jocelyne et Stéphanie ont ancré leur histoire d'amour aux chansons de l'amoureuse. Olivier, un taiseux, a ce mot : " Elle chante ce nulle part qui est partout, en chacun de nous " Jacques a des souvenirs magnifiques, Jacques Higelin, frère d'âme de la dame, mais il préfère faire silence. Qu'il nous pardonne de lui voler cette conversation nocturne où elle lui dit ce qu'ils pensent tous deux : " Tu te rends compte, le cadeau qu'ils nous font... Ils sont là, ils nous soutiennent, ils nous attendent, ils reviennent... Et ils disent merci ! "  On l'entend dire cela, on entend vibrer sa voix. Barbara et son public... Comment parler d'elle sans parler de lui ? Lui parle d'elle. Elle, elle lui parle. Aujourd'hui comme il y a dix ans, vingt, trente... Ses mots caressent ou crient, sa voix s'envole ou se brise, et le frisson est là, et la joie dans la tristesse, et le silence de l'écoute répondant au silence de la note suspendue, intenses. Si présente l'absence : un amour ininterrompu.


Anne-Marie Paquotte
  
( Journaliste )

Par Pascale le Jeudi 4 septembre 2008 à 19:01
Ah! un rocking chair ^.^


Comme elle le dit si bien dans l'interview qui se trouve après la chanson ~du bout des lèvres~... Le public m'a appris a m'aimer!
A force d'amour ils l'ont "accouchés" et lui ont donné son "naturel"!
le métier pour elle une religion d'amour!
Le succès n'existe pas, il faut aller chercher les gens... Le mystère de la scène, le pouvoir qui est un faux pourvoir mais qui une une fois obtenu donne de l'amour jusqu'à plus soif!

Encore un superbe témoignage!

BISOUS!
Par silverthorn le Dimanche 7 septembre 2008 à 12:35
C'est sûr que Barbara et son public c'était quelque chose, la preuve, lorsqu'elle a commencé à avoir des problèmes de santé l'obligeant à quitter la scène, elle s'est sentie obligée d'écrire "Il était une fois un piano noir... mémoire interrompues" afin de renouer avec cette part d'elle-même, leur offrir une alternative. C'est ce qu'on appelle faire don de soi, elle était passionnée.
 

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