Mardi 16 mars 2010 à 7:35



<   Le bel âge   >


Le bel âge    ( Barbara/Barbara )    ( 1964 )



Il avait presque vingt ans
Fallait, fallait voir
Sa gueule c'était bouleversant
Fallait voir pour croire
A l'abri du grand soleil
Je l'avais pas vu venir
Ce gosse c'était une merveille
De le voir sourire

Voilà que timidement
Le Jésus me parle
De tout, de rien, de sa maman
Tu parles, tu parles
J'aime beaucoup les enfants
J'ai l'esprit de famille
Mais j'ai dépassé le temps
De jouer aux billes

Il avait presque vingt ans
Et la peau si douce
J'ai cueilli du bout des dents
La fleur de sa bouche
Et j'ai feuilleté pour lui
Un livre d'images
Qu'était pas du tout écrit
Pour les enfants sages

Trente jours et tant de nuits
Donne, mais je te donne,
Lui pour moi, et moi pour lui
Et nous pour personne,
Mais il fallait bien qu'un jour
Je perde mes charmes
Devant son premier amour
J'ai posé les armes

Elle avait presque vingt ans,
Fallait, fallait voir,
Sa gueule c'était bouleversant
Fallait voir pour croire
Ils avaient tous deux vingt ans,
Vingt ans
Le bel âge...

Publié par Mybabou

Jeudi 11 mars 2010 à 7:28



Barbara à l'Ecluse

Publié par Mybabou

Lundi 8 mars 2010 à 7:30



Conversation autour de Barbara

Publié par Mybabou

Jeudi 4 mars 2010 à 7:26



<   La dame brune   >


La dame brune ( Barbara-G.Moustaki/G.Moustaki ) ( 1967 )


Pour une longue dame brune
J'ai inventé
Une chanson au clair de la lune
Quelques couplets
Si jamais elle l'entend, un jour
Elle saura
Que c'est une chanson d'amour
Pour elle et moi

Je suis la longue dame brune
Que tu attends
Je suis la longue dame brune
Et je t'entends
Chante encore au clair de la lune
Je viens vers toi
Ta guitare, ancre de fortune
Guide mes pas

Pierrot m'avait prêté sa plume
Ce matin-là
A ma guitare de fortune
Je pris le la
Je me suis pris pour un poète
En écrivant
Les mots qui passaient par ma tête
Comme le vent

Pierrot t'avait prêté sa plume
Cette nuit-là
A ta guitare de fortune
Tu pris le la
Et tu t'es pris pour un poête
En écrivant
Les mots qui passaient par ta tête
Comme le vent

J'ai habillé la dame brune
Dans mes pensées
D'un morceau de voile de brume
Et de rosée
J'ai fait son lit contre ma peau
Pour qu'elle soit bien
Bien à l'abri et bien au chaud
Entre mes mains

Habillée d'un voile de brume
Et de rosée
Je suis la longue dame brune
De ta pensée
Chante encore au clair de la lune
Je viens vers toi
A travers les monts et les dunes
J'entends ta voix

Pour une longue dame brune
J'ai inventé
Une chanson au clair de la lune
Quelques couplets
Je sais qu'elle l'entendra un jour
Qui sait, demain
Pour que cette chanson d'amour
Finisse bien

Bonjour, je suis la dame brune
J'ai tant marché
Bonjour, je suis la dame brune
Je t'ai trouvé
Fais-moi place au creux de ton lit
Je serai bien
Bien au chaud et bien à l'abri
Contre tes reins

Publié par Mybabou

Mardi 2 mars 2010 à 8:09




<   Fragson   >



Fragson   ( Barbara/Barbara )   ( 1978 )


Allez savoir pourquoi, au piano, ce jour-là,
Y'avait une musique sur le bout de mes doigts
Une musique
Allez savoir pourquoi les pianos jouent parfois
De drôles de musiques sur le bout de nos doigts
Allez savoir pourquoi

Dans le salon vieil or où j'aime travailler
Tout en regardant vivre mes objets familiers,
Je jouais, jouais
Pendant que sur mon mur dansait la Loïe Fuller
Sous l'oeil énamouré et l'air patibulaire
De Fragson, Fragson

Allez savoir pourquoi il existe des nuits
Où, sous un ciel de soie, des papillons de nuit
Volent, multicolores
Allez savoir pourquoi, mais c'était une nuit
Où, seule à mon piano, j'étais au paradis
Quand tout à coup, venu de ta planète,
Le téléphone sonne sur mon île déserte
Et c'était toi, ô toi

Allô, allô, mon coeur, me murmurait ta voix
Je n'étais pas ton coeur et c'était une erreur
Mais je n'ai pas raccroché
Et tu n'as pas raccroché
Et si je n'ai jamais su qui tu cherchais
J'ai tout de même compris que l'on s'était trouvés
Et depuis ce jour-là, où tu l'as découverte,
Tu es le Robinson de mon île déserte,
Tu es le Robinson de mon île déserte

Parce qu'un jour, un piano, allez savoir pourquoi
Jouait une musique sur le bout de mes doigts
Une musique
Parce qu'un jour, un piano,
Un piano, un piano...


Créée à Bobino en février 1975, cette chanson a été enregistrée en public en 1978 à l'Olympia, puis en studio pour l'album Seule

Publié par Mybabou

Mardi 23 février 2010 à 10:07



Un petit moment avec Barbara

Publié par Mybabou

Vendredi 19 février 2010 à 10:31




Meilleure interprète féminine de l'année 1994

Barbara

Face à :

Liane FOLY
Patricia KAAS
Vanessa Paradis

Meilleure interprète féminine de l'année 1997

Barbara

Face à :
 
Ophélie WINTER
Zazie

Publié par Mybabou

Dimanche 14 février 2010 à 12:17




<   A chaque fois   >


A chaque fois   ( Barbara/Barbara )   ( 1967 )


Chaque fois qu'on parle d'amour
C'est avec jamais et toujours
Viens, je te ferai le serment
Qu'avant toi, y'avait pas d'avant
Le jour, la nuit c'était pareil,
Y'avait pas au creux de mes reins
Douce la chaleur de tes mains
A chaque fois, à chaque fois
Chaque fois qu'on parle d'amour

Chaque fois qu'on aime d'amour
C'est avec jamais et toujours
On refait le même chemin
En ne se souvenant de rien
Et l'on recommence, soumise,
Florence et Naples,
Naples et Venise,
On se le dit et on y croit
Que c'est pour la première fois
A chaque fois, à chaque fois
Chaque fois qu'on aime d'amour

Ah, pouvoir encore et toujours
S'aimer et mentir d'amour
Et bien qu'on connaisse l'histoire
Pouvoir s'émerveiller d'y croire
Et se refaire pour pas une thune
Des clairs d'amour au clair de lune
Et rester là c'est merveilleux
A se rire du fond des yeux
Ah pouvoir encore et toujours
S'aimer et mentir d'amour

Ah, redis-le, redis-le moi
Que je suis ta première fois
Viens et fais-moi le serment
Qu'avant moi y'avait pas d'avant
Y'avait pas d'ombre et pas de soleil
Le jour, la nuit, c'était pareil,
Y'avait pas au creux de tes reins
Douce la chaleur de mes mains
Ah, redis-le, redis-le moi
Que je suis ta première fois
Ah, redis-le moi, je te crois
Je t'aime, c'est la première fois
Comme à chaque fois
Comme à chaque fois
Comme à chaque fois...

Publié par Mybabou

Vendredi 12 février 2010 à 8:10



Notre chanson

Publié par Mybabou

Mercredi 10 février 2010 à 8:35




<   Nantes   >


Nantes   ( Barbara/Barbara )   ( 1963 )


Il pleut sur Nantes
Donne-moi la main
Le ciel de Nantes
Rend mon coeur chagrin

Un matin comme celui-là
Il y a bien longtemps déjà
La ville avait ce teint blafard
Lorsque je sortis de la gare
Nantes m'était alors inconnue
Je n'y étais jamais venue
Il avait fallu ce message
Pour que je fasse le voyage :

" Madame, soyez au rendez-vous
25, rue de la Grange-aux-Loups
Faites vite il y a peu d'espoir
Il a demandé à vous voir

A l'heure de sa dernière heure,
Après bien des années d'errance,
Il me revenait en plein coeur
Son cri déchirait le silence
Depuis qu'il s'en était allé
Longtemps je l'avais espéré
Ce vagabond ce disparu
Voilà qu'il m'était revenu

25, rue de la Grange-aux-Loups
Je m'en souviens du rendez-vous
Et j'ai gravé dans ma mémoire
Cette chambre au fond d'un couloir

Assis près d'une cheminée
J'ai vu quatre hommes se lever
La lumière était froide et blanche
Ils portaient l'habit du dimanche
Je n'ai pas posé des questions
A ces étranges compagnons,
J'ai rien dit, mais à leur regard
J'ai compris qu'il était trop tard

Pourtant j'étais au rendez-vous
25, rue de la Grange-aux-Loups
Mais il ne m'a jamais revue
Il avait déjà disparu

Voilà, tu la connais l'histoire
Il était revenu un soir
Et ce fut son dernier voyage
Et ce fut son dernier rivage
Il voulait, avant de mourir
Se réchauffer à mon sourire
Mais il mourut à la nuit même
Sans un adieu, sans un je t'aime

Au chemin qui longe la mer
Couché dans le jardin de pierres
Je veux que, tranquille, il repose,
Je l'ai couché dessous les roses,
Mon père, mon père

Il pleut sur Nantes
Et je me souviens
Le ciel de Nantes
Rend mon coeur chagrin.


En octobre 1963, au théâtre des Capucines, Barbara chante Nantes en hommage à son père. Elle en interprète une version qui comporte des variantes par rapport à celle qu'elle conservera par la suite. Le 4e couplet devient :

A l'heure de sa dernière heure
Après des années de silence
Il me revenait en plein coeur
Et me rendait un peu d'enfance
C'était vrai, j'allais le revoir
Enfin comprendre, enfin savoir
Pourquoi il avait disparu
Et n'était jamais revenu

Un 8e couplet figure également dans cette version :

Pour eux, ça restera l'histoire
D'un homme qui venait de nulle part,
Plus beau qu'un prince de Castille
Et qui n'avait point de famille
C'est mieux, ils ne sauront jamais
Qu'un vagabond, qu'un mal-aimé
S'en vint un soir, dans sa détresse,
Se réchauffer à leur tendresse

A partir de 1964, le texte a évolué, de
" Je veux que, tranquille, il repose " à
" Je crois que, tranquille, il repose " puis
" Je sais que, tranquille, il repose "

Publié par Mybabou

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